Quand on coupe les racines l'arbre finit par tomber...

Comme vous devez le savoir, le service des urgences de proximité est menacé de fermeture dans les 6 mois.

Comme il y a deux ans, nous devons nous battre pour la survie de ce service ;celle-ci ne peut se faire qu’à travers une convention avec le Centre Hospitalier (CH) d’Albi ; cette convention permettrait de revaloriser les actes effectués aux urgences de Carmaux qui deviendraient une antenne de proximité du Service d’Accueil des Urgences (SAU) du CH d’Albi. Dans ce cas, via les forfaits accordés par l’Etat, ce service comblerait son déficit sans effort financier de l’hôpital d’Albi. Cette convention était en cours de discussion entre les deux établissements et avait l’accord des tutelles, il y a encore quelques mois. Malheureusement les tutelles semblent avoir changé d’avis avec la nouvelle direction de l’Agence Régionale de Santé (ARS), mise en place récemment et en remplacement de l’ARH (Agence Régionale d’Hospitalisation).

Ce service a toujours été reconnu par les tutelles pour son service rendu à la population qui permet de soulager les structures d’urgence d’Albi ; l’ensemble de la population du Tarn Nord a plébiscité cette reconnaissance, qui s’est déjà manifestée en 2008 par les plus de 5000 signatures recueillies contre la fermeture des services de proximité de la PSB et la mise en place d’une association de soutien dans le même temps.

Ce service ne peut mourir ; sa mort pourrait bien annoncer celle d’autres services…

Nous devons nous remobiliser. Il est encore temps. Pour sauver les urgences il faut une mobilisation forte. C’est la décision d’un seul, le directeur de l’ARS, contre la volonté de plusieurs milliers d’individus ; un nouveau David et Goliath avec dans le rôle de David la population…Qui devrait gagner ?


Affichage des articles dont le libellé est avis. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est avis. Afficher tous les articles

mercredi 4 juin 2008

mal écrit ou mal entendu?

Ci joint quelques précisions concernant l'une des croniques ("Réponses Claires") qui a conduit à une mauvaise interprétation.

Le nom de Mr Fraysse figure dans ce texte au même rang que celui de la direction.
Cela a été considéré comme un amalgame peu méritoire qui discrédite ses propos et sa défense, de tout temps fervente, pour la sauvegarde de la clinique. Mr Fraysse tient à préciser qu'il a été le premier à refuser le plan de retour à l'équilibre lors de la tenue du CA du 24/4 en sollicitant que soit réalisé un audit. Ce discours a depuis été le sien et sa présence à la réunion avec le carmausin le 16 mai porte crédit à ses propos...

Ce point de vue étant très éloigné de la volonté du texte, je me suis renseigné auprès des personnes avec qui nous avions partagé nos craintes ces derniers jours.
Toutes et tous étaient du même avis. Selon nous, aucune réponse définitive n'avait été prononcée de sa bouche quant à la fermeture des services. Bien sûr nous avions entendu et compris qu'il s'y était opposé et qu'il le ferait tant qu'il le pourrait... et personnellement je le crois volontiers...

Mais, jusqu'où pourrait-il tenir??
Cela était notre question. N'y aurait-t-il pas un moment où, face à certaines décisions extrêmement compliquées et pénibles (comme par exemple la menace pressante de mesures correctives par la DDASS), il ne serait pas obligé d'accepter, au nom des responsabilités qui sont les siennes, une solution similaire qui semblerait un moindre mal pour la psb?


Mr Fraysse nous a garanti qu'il ne le ferait pas et, rassurés, nous lui sommes reconnaissants de nous l'avoir si clairement explicité.


Je tiens à rappeler que ce blog n'est fait que de points de vues guidés par des craintes concrètes de fermetures. Que la porte est ouverte à tout commentaire voire à toute réponse que vous pouvez adresser par mail et qui sera par la suite publié comme celui-ci (désolé je ne sais pas le paramétrer pour qu'il s'affiche directement). La porte est ouverte à tout le monde.

Il est important aussi de rappeler que c'est l'union et la détermination qui nous feront avancer et que si d'autres propos (hors cadre de révolte) ont été blessants nous vous prions d'accepter nos excuses.

dimanche 1 juin 2008

Réunion du 2 juin 2008 (avis d'un blogger)


A notre demande (syndicats, DP, CE et CME) une réunion a été organisée avec Mme Gillon, Mr Fraysse et peut-être Mr Tremeau.


L'objectif est double:

- d'une part, connaître (ou se refaire préciser) les intentions de la direction et les orientations du CA vis à vis de la fermeture des services. En leur demandant, une fois de plus, de bien vouloir soutenir leur clinique face aux difficultés actuelles.

- d'autre part, avoir des précisions relatives au problème de pénurie IDE notamment quant à l'origine des départs, les moyens mis en oeuvre pour y remédier et l'estimation éventuelle des répercussions sur l'activité de la clinique en juillet et août.

La réponse au premier sujet risque de nous renvoyer à l'attente des conclusions de l'audit. Il n'est pas impossible également que la langue de bois soit utilisée affichant compatissance à l'égard de la cause (et cherchant éventuellement à retarder ou démobiliser le mouvement de protestation). La seule réponse qui semble acceptable sur ce point est le ralliement de la direction à notre cause afin d'affronter ensemble les difficultés internes (amélioration des prestations de la psb) et les adversités externes (qui existent de probablement).

La réponse attendue au problème des IDE est: d'une part une reconnaissance de la responsabilité de la direction dans le départ des jeunes recrues, du lien direct de celui-ci avec la mise en place du plan de retour à l'équilibre (qui n'est même pas validé) et finalement le constat, sans appel, du sacrifice humain et économique important que ce fameux plan représente déjà pour la psb (polarisation des cadres pour la réalisation des plannings, risque de "burn out" du personnel soignant, difficultés de fonctionnement des services du fait de l'injection de personnel extérieur à la clinique et, la cerise sur le gâteau, surcoût d'embauche intérim ou pertes attendues pour cet été en cas de fermetures des services).


L'issue de cette réunion dépendra de la direction. Nous ne devons accepter que des engagements fermes. Dans le cas contraire il faut se réunir et décider ensemble la suite à donner au mouvement avec deux axes essentiels la grève pour les soignants et la désobéissance passive pour les non-soignants. La consigne pourrait être claire: respect du fonctionnement des services (garantir la sécurité des patients) en entravant tous les maillons administratifs (qualité, codage des actes, facturation,...). à suivre...